LÉGISLATIVES – Florence Sarlat, candidate du Parti Animaliste

Quinze candidats sont en campagne pour devenir le député de la troisième circonscription des Français de l’étranger. Ils ont accepté de répondre à nos questions : Qui sont-ils ? Quels sont leurs motivations ? Quelles sont leurs propositions ? Autant de questions auxquelles a répondu Florence Sarlat, candidate pour le Parti Animaliste (PA).

Pouvez-vous vous présenter et décrire votre parcours (politique, professionnel, associatif, etc.) ?

Je m’appelle Florence Sarlat. J’ai 52 ans. Je suis mariée et mère de deux enfants. Pendant plus de 20 ans j’ai travaillé dans de grands groupes bancaires à Paris et à Londres. Il y a deux ans, j’ai opté pour un statut de travailleur indépendant et depuis je me consacre au développement d’un blog sur lequel s’expriment des artistes, des activistes, et des entrepreneurs engagés dans la cause animale et environnementale. Je n’ai pas de passé politique ou associatif.

Quels sont vos liens avec cette circonscription ? Avez-vous un ancrage local ou résidez-vous dans l’un des dix pays de la circonscription ?

Je vis à Londres depuis 5 ans maintenant, avec ma famille. Mon mari a crée sa société en Angleterre, mon fils ainé est étudiant dans une université anglaise et le cadet est scolarisé dans un lycée français à Londres. Je connais la plupart des pays de la 3ème circonscription pour y avoir été en voyages d’agrément.

Quelles sont les raisons et les motivations qui vous ont poussé-e à déposer votre candidature ? Que représente pour vous le fait d’être député-e de la troisième circonscription des Français de l’étranger ?

Les animaux sont omni présents dans notre vie. La France est championne d’Europe avec ses 63 millions d’animaux de compagnie. Mais la plupart du temps les animaux ne se promènent pas au bout d’une laisse, ils se retrouvent dans nos assiettes, dans nos vêtements, dans nos loisirs (chasse, zoos, corridas, delphinariums…). Ils entrent dans la composition de nombreux produits sous forme de colle, de colorant, d’assouplissant, de graisse ! Ils sont aussi utilisés pour tester l’efficacité ou la toxicité des cosmétiques, des produits de toilette, des produits ménagers, des médicaments, de divers matériaux. En France, on abat chaque jour 3 millions d’animaux, soit plus d’un milliard en un an dans des conditions épouvantables. L’exploitation animale a aussi des conséquences sur notre santé (la consommation de viande augmente les maladies cardiovasculaires et diminue la résistance aux antibiotiques), notre environnement (l’élevage accroit les gaz à effet de serre et la pollution), et même notre sécurité (il y a un lien entre la violence faite aux animaux et celle faites aux humains). Mais notre économie aujourd’hui repose sur l’exploitation massive des animaux. Les intérêts économiques en jeu sont énormes. Pour mémoire en 2016, la filière bovine a générée a elle seule 9,4 milliards de chiffre d’affaires.

La question animale est une question centrale. Elle nous invite à repenser notre rapport à l’altérité, aux animaux  comme aux humains; elle nous interpelle sur notre modèle économique ; elle nous pousse à développer une réflexion de long terme sur notre environnement, notre santé, notre futur et le futur de la planète. Comme le dit Dominique Lestel, Enseignant en philosophie contemporaine à l’ENS : « Dans quelques décennies, l’émergence des partis animalistes sera considérée comme un moment clé du XXIe siècle. Alternative à l’opposition droite – gauche, ils sont l’occasion de transformer radicalement la société ».

C’est pourquoi je suis candidate pour le Parti animaliste : pour que la question animale soit présente dans le débat politique, dans l’intérêt des animaux, des Hommes et de la planète !

Quel regard portez-vous sur le bilan et l’action de la députée sortante Axelle Lemaire et de son suppléant Christophe Premat ? En quoi auriez-vous agi différemment ?

 Si le Parti animaliste a été crée ce n’est pas pour commenter les prises de position ou les bilans des autres candidats mais pour proposer de véritables alternatives et un changement dans notre rapport à l’animal, toutes les mesures de son programme vont en ce sens.

Si vous ne deviez en citer que trois, quelles seraient vos principales propositions pour les Français-es établi-e-s en Europe du Nord ? Si vous êtes élu-e à l’Assemblée nationale, quelles seront vos priorités pour la circonscription ? Comment comptez-vous mener votre action ?

Outre le traitement des animaux, la question animale affecte de nombreuses thématiques telles que l’environnement, l’économie, la santé, la recherche, la sécurité… c’est une question transversale qui concerne  l’ensemble des citoyens tant au niveau local qu’au niveau national ou supra national.

Pour y répondre, le Parti animaliste a élaboré un programme très riche disponible sur son site internet parti-animaliste.fr qui s’articule autour  de 8 grandes thématiques : le droit animal, les animaux dans l’éducation et la formation, les animaux de compagnie, les animaux utilises pour divertir, l’expérimentation animale, les animaux sauvage et la chasse, les animaux élevés et les animaux aquatiques.

Si je suis élue, mes priorités à l’assemblée nationale seront tout d’abord de proposer des mesures pour réduire la souffrance animale et notamment pour mettre fin aux pratiques les plus cruelles dans l’élevage et les divertissements (abolition de la corrida et des combats de coqs, interdiction des mutilations telles que la castration à vif des porcelets ou l’épointage des becs, interdiction du gavage, interdiction de produire, importer et de faire le commerce de fourrure)

Si vous êtes élu-e à l’Assemblée nationale, quelle sera votre attitude par rapport au nouveau Président de la République ? Vous inscririez-vous dans la majorité gouvernementale ou bien seriez-vous dans l’opposition ?

Le Parti animaliste ne se positionne pas pour ou contre la majorité gouvernementale. Il se positionnera au cas par cas sur les projets du gouvernement et toujours en faveur de la cause animale.

Pour conclure, pour quelle(s) raison(s) aimez-vous l’Europe du Nord ? Un élément en particulier (culture, histoire, nature, patrimoine, société, etc.) vous fait-il apprécier d’autant plus cette circonscription ?

Sur les 10 pays d’Europe qui constituent la 3ème circonscription des Français établis hors de France 5 figurent dans le top 10 du classement du très sérieux World Happiness Report 2017 de l’ONU qui calcule le bonheur et le bien être des habitants par pays. Selon un expert : « Ce qui fonctionne dans les pays nordiques, c’est un sentiment de communauté et de compréhension dans le bien commun ». C’est cette culture du bien commun que j’aime particulièrement en Europe du Nord.

Vous pouvez aussi retrouver Florence Sarlat sur Facebook et Twitter.

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